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Nombreux sont ceux qui ressentent cette envie irrépressible de vérifier leurs e-mails, encore et encore. Au travail, en pause, parfois même en famille, ils ne peuvent tout simplement pas s’en passer ! Si cette habitude perturbe votre quotidien, sachez que la psychologie comportementale offre des explications claires. Vous allez le voir, ce n’est pas une question de productivité, mais souvent un signe d’autre chose. Découvrez laquelle dans cet article.
Vérifier ses e-mails, selon la psychologie
Votre cerveau recherchera toujours le plaisir. Selon des experts en psychologie, consulter ses e-mails active ce circuit et augmente la sensation de satisfaction. La plupart du temps, rien de neuf. Mais soudain, un message utile, une bonne nouvelle ! Et hop, une petite dose de dopamine, l’hormone du plaisir, est libérée.
Comme l’explique le neuroscientifique Robert Sapolsky dans ses travaux sur le stress et le comportement, ce système de récompense variable est très puissant. D’ailleurs, c’est le même principe que les jeux de hasard. Même si vous ne gagnez que rarement, l’anticipation et le gain occasionnel suffisent à ancrer l’habitude.
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Une étude de l’Université de Californie à Irvine va aussi dans ce sens. En effet, elle a montré que l’accès constant aux e-mails augmente le stress, tandis que limiter les vérifications le réduit et améliore la concentration. Mais il suffit d’une bonne nouvelle sur dix pour que votre cerveau vous pousse à vérifier, encore et toujours.
Quand les e-mails comblent un vide
Parfois, selon la psychologie, vérifier ses e-mails est une manière d’échapper à autre chose. Cela peut être le silence, l’ennui, ou des émotions plus profondes comme l’anxiété ou la peur. Dans la société hyperconnectée actuelle, être constamment disponible apparaît, dans la majorité des cas, comme une qualité.
En effet, ne pas répondre rapidement peut engendrer un sentiment de culpabilité ou la crainte de l’exclusion sociale. À noter que ce phénomène, parfois lié à la « FOMO » (Fear Of Missing Out – la peur de manquer quelque chose), est particulièrement présent chez les personnes ayant tendance au perfectionnisme.
Elles veulent tout contrôler, corriger la moindre erreur, être prêtes à bondir sur une nouvelle tâche. Les individus avec une faible estime d’eux-mêmes subiraient aussi la même chose, selon la psychologie. Ils ont peur du rejet s’ils ne sont pas disponibles pour aider ou répondre. Bref, c’est une béquille émotionnelle temporaire.
Un geste anti-stress, selon la psychologie
En période de stress ou d’incertitude, organiser votre boîte mail peut vous donner un sentiment trompeur de contrôle. Lire, répondre, classer, archiver… Certes, ces actions procurent une satisfaction immédiate, soit une impression d’avoir la main sur quelque chose. Cependant, d’autres aspects de votre vie vous échappent.
C’est un peu comme ranger frénétiquement un placard quand vous vous sentez dépassé par les événements. Des experts en psychologie comportementale, comme ceux étudiant les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), le confirment. Selon eux, ce type de comportement peut devenir un rituel pour apaiser l’anxiété.
Cela dit, il faut néanmoins souligner que trier ses e-mails de temps à autre n’est pas un souci. Cela devient problématique quand cette action devient une stratégie systématique pour éviter de faire face à des sentiments plus profonds ou à des tâches plus importantes. C’est une fausse maîtrise qui, à terme, ne résout rien.

