Les scientifiques alertent les personnes qui boivent l’eau en bouteille : elles doivent arrêter, voici pourquoi

Bien que près de la moitié des Français boivent quotidiennement de l’eau en bouteille, une étude américaine remet en question sa sûreté.

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Cette récente étude publiée dans la revue BMJ Global Health démystifie une croyance assez répandue. Même si l’eau en bouteille a ses qualités, elle n’est pas sans défaut non plus. C’est pourquoi les chercheurs vous invitent à faire une remise en question radicale et à revoir votre rapport avec elle.

Eau en bouteille : les chiffres en France

Si nous nous fions aux chiffres de Statista, l’eau en bouteille coule à flots en France. La preuve, figurez-vous qu’en 2022, près de la moitié de la population, soit 47 %, disait en boire tous les jours. Une soif grandissante, selon les données récentes, puisque, ces 10 dernières années, la consommation a bondi de 50 %.

L’année 2019 a vu chaque Français engloutir en moyenne 144 litres d’eau en bouteille. Pour information, cela équivaut à une augmentation de 40 % par rapport à 2009. Au total, en 2018, ce sont 8,87 milliards de litres qui ont été bus dans l’Hexagone. D’ailleurs, les Français ne boivent pas tous le même type d’eau.

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Parce que, dans le détail, ce sont 4,57 milliards de litres d’eau minérale naturelle et 4,29 milliards de litres d’eau de source. Mais est-ce sans risque ? Une étude parue dans le BMJ Global Health, menée par des chercheurs du Weill Cornell Medical Center, vous invite à repenser votre rapport à cette eau si pratique.

La fausse croyance sur l’eau en bouteille

Avant d’aborder le sujet de l’eau en bouteille, rappelons une vérité importante. Vous l’ignorez sûrement, mais environ 2 milliards de personnes sur Terre n’ont pas d’accès à l’eau potable. Autrement dit, elles n’ont pas vraiment d’autre choix que de se tourner vers ces flacons plastiques pour étancher leur soif.

Pour elles, ce n’est pas fondamentalement une question de pureté, mais une nécessité due à l’absence de fontaines publiques. Pourtant, ce n’est pas tout à fait le cas dans les pays plus développés. En effet, beaucoup d’Occidentaux pensent que l’eau en bouteille est plus sûre. Or, une étude de Weill Cornell affirme le contraire.

Selon les chercheurs qui ont participé à l’étude, l’eau en bouteille cacherait entre 10 et 78 % de substances indésirables. Parmi eux, des microplastiques, des phtalates ainsi que le bisphénol A et bien d’autres encore. Autant d’invités invisibles, directement issus de l’emballage, qui s’immiscent dans votre quête de sûreté.

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L’eau du robinet serait-elle donc mieux ?

D’après les observations des scientifiques de l’étude, ces substances indésirables peuvent migrer vers l’eau. Comment ? Il y aurait deux possibilités : les bouteilles en plastique sont conservées longtemps ou exposées à de fortes températures. Par ailleurs, l’eau du robinet n’est pas exempte de critiques.

Ainsi, elle pourrait abriter des bactéries comme les pseudomonas, les mycobactéries non tuberculeuses ou les légionelles. L’AARP rapporte que ces agents pathogènes auraient participé à une part significative des 120 000 hospitalisations et 7 000 décès annuels dus à des maladies d’origine hydrique aux États-Unis.

Pour rappel, ce sont les chiffres des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Malgré ses défauts, les chercheurs de Weill Cornell soulignent que l’eau du robinet est préférable à l’eau en bouteille d’un point de vue écologique. Comme quoi, notre dépendance à ses bouteilles a des coûts.

Elle impacte à la fois la santé, l’économie et l’environnement. D’où la nécessité d’une sérieuse remise en question de son usage généralisé.


Sylviane Laimondria

En savoir plus sur Sylviane Laimondria, l’auteur

Si petite j'avais pour rêve d'écrire des romans, j'ai finalement trouvé refuge dans le monde de la rédaction web. Détentrice d'une Licence en lettres et forte de près de 5 ans d'expérience, je vous informe sur l'actualité à travers mes articles.