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156, voilà le nombre de magasins de cette enseigne d’aménagement qui risquent la fermeture. Comme beaucoup avant elle, cette dernière subit de plein fouet les effets de la crise, se retrouvant sous protection judiciaire. Dans cet article, découvrez de quelle enseigne il s’agit et ce qui pourrait entraîner sa chute en France.
L’enseigne, placée sous protection judiciaire
Les soldes à -70 % qui avaient attiré les foules dans les magasins Casa cet été semblaient annoncer un renouveau pour l’enseigne belge. Pourtant, le destin en a décidé autrement. En effet, moins de cinq mois plus tard, c’est l’entreprise toute entière qui vacille.
Placée en réorganisation judiciaire depuis le 30 octobre dernier, Casa fait face à des problèmes de trésorerie. Cette procédure, équivalente au redressement judiciaire français, vise à permettre à l’entreprise de restructurer ses dettes et de trouver une solution pour assurer sa pérennité.
Cette annonce intervient après une série de difficultés majeures pour les magasins de l’enseigne. Celle-ci a notamment connu plusieurs changements d’actionnaires ces dernières années. Les soldes massifs, censés relancer l’activité, n’ont visiblement pas suffi à redresser la barre.
Si Casa parvient à trouver un repreneur ou à mettre en place un plan de restructuration viable, elle pourrait éviter la liquidation. Toutefois, l’avenir de cette célèbre enseigne de l’aménagement de la maison reste incertain. Ses 156 magasins en France risquent de fermer.
156 magasins de l’enseigne pourraient fermer
Que s’est-il donc passé ? Depuis son indépendance du groupe Blokker en 2021, l’entreprise peine à trouver son équilibre. Les restructurations successives, dont la dernière en date a été lancée en début d’année, n’ont pas suffi à enrayer la spirale négative. Les chiffres sont éloquents.
Casa a déjà annoncé la fermeture d’un tiers de ses magasins aux Pays-Bas et envisage de nouvelles fermetures. En France, où elle dispose d’un réseau bien plus étendu avec 156 points de vente, la situation est tout aussi préoccupante. L’enseigne tente de minimiser les impacts.
Pour autant, les comparaisons avec d’autres acteurs du secteur, comme Habitat et Interiors, qui ont récemment déposé le bilan, sont tout de même révélatrices. La procédure de réorganisation judiciaire engagée par Casa vise à sécuriser son avenir et à retrouver la rentabilité d’ici 2026.
Malgré cela, comme nous l’avons dit, l’issue de cette démarche reste incertaine. En tout cas, les 3000 employés et les 450 magasins répartis en Europe attendent avec angoisse les prochaines annonces.
Les magasins écrasés par la concurrence
Le secteur de l’ameublement traverse une période particulièrement difficile. La concurrence s’est intensifiée comme jamais auparavant. En effet, les enseignes généralistes comme Casa se retrouvent confrontées à une multitude d’acteurs.
Les discounters historiques (Gifi, Centrakor), les géants suédois (Ikea), mais aussi de nouveaux entrants (Action, Sostrene Grene, Zara Home) proposent des produits tendance à prix attractifs. Ce phénomène s’explique en partie par la multiplication des offres de décoration dans tous les types de magasins.
Bougies, assiettes, textiles… la frontière s’estompe progressivement, rendant ainsi la différenciation plus complexe. Parallèlement, la pression sur le pouvoir d’achat pousse les consommateurs à privilégier les achats impulsifs, mais à petits prix. Les guirlandes Hema ou les plaids H&M Home en sont l’illustration parfaite.
Le ralentissement du marché immobilier, qui a réduit le nombre de déménagements, n’a fait qu’aggraver la situation. Même Ikea, pourtant considéré comme un incontournable, s’inquiète. Selon le Procos, cité par Capital, 60 % des magasins d’ameublement ont vu leur chiffre d’affaires diminuer au premier semestre 2024.
