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Une enquête récemment menée par l’UFC-Que Choisir a mis en lumière un grave problème. Il concerne la date de péremption des médicaments. D’après les experts, cette dernière serait beaucoup moins fiable que vous ne le pensez.
UFC-Que Choisir alerte sur les médicaments périmés
Dans son étude, l’UFC-Que Choisir a révélé que la majorité des médicaments qui avaient la mention « périmés » seraient encore pleinement efficaces bien après la date indiquée sur leur emballage.
Cette révélation pose de sérieuses questions sur les pratiques de l’industrie pharmaceutique. Et sur l’impact de ces dates sur le gaspillage, les coûts pour la santé publique ainsi que l’environnement.
Pour vérifier la véritable importance des dates de péremption, l’association l’UFC-Que Choisir a décidé d’analyser 30 boîtes de paracétamol et d’ibuprofène dans un laboratoire. Le constat est sans appel.
Dans 80 % des cas, les médicaments jugés périmés avaient encore assez de substances actives pour être considérés comme efficaces. Cela signifie tout simplement qu’ils pouvaient encore se montrer efficaces.
Certains échantillons de paracétamol, qui se disent périmés depuis plus de 30 ans, présentaient même 100 % de la substance active. Cela démontre que la date de péremption imprimée sur l’emballage n’est pas toujours synonyme d’inefficacité du produit.
Ces résultats restent assez inquiétants. Ils remettent clairement en cause la durée de validité des médicaments. Cette situation a des multiples répercussions. Tout d’abord, elle génère un énorme gaspillage économique, révèle l’organisme.
Lorsqu’un médicament est déclaré périmé, les consommateurs, les hôpitaux et l’assurance maladie doivent acheter de nouveaux stocks. Cela représente un coût supplémentaire assure l’UFC-Que Choisir. Pourtant, il aurait pu être évité si les consommateurs connaissaient la véritable durée d’efficacité des médicaments.
De nombreux impacts à prendre en compte
Ensuite, il faut également savoir que l’impact environnemental reste un point majeur à prendre en compte. Il faut dire que tout le monde sait que jeter des médicaments encore actifs contribue à l’ajout de déchets. Notamment lorsque ces derniers ne sont pas traités correctement.
Ces déchets pharmaceutiques peuvent polluer les sols et les nappes phréatiques. Cela risque alors d’avoir des conséquences néfastes pour l’écosystème. Pour finir, l’UFC-Que Choisir pointe du doigt un enjeu sanitaire.
En incitant à jeter des médicaments encore efficaces, cela augmente artificiellement la demande. Ce qui peut entraîner les pénuries de médicaments. L’UFC-Que Choisir ne se contente pas d’exposer le problème.
L’association appelle également à une révision du cadre réglementaire. En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) applique une réglementation plus stricte que d’autres pays, comme les États-Unis.
Dans cette partie du pays, sachez d’ailleurs que les dates de péremption peuvent se prolonger après des tests. En France, les laboratoires peuvent fixer eux-mêmes les dates sur leurs produits. Ces dernières se situent aux alentours de 3 ans la plupart du temps.
Et ce, même si ces médicaments pourraient rester efficaces bien plus longtemps. L’association de défense des consommateurs demande donc à l’ANSM de réévaluer les normes actuelles.
Et de mettre en place un système plus transparent. Le tout, en permettant aux laboratoires de prouver scientifiquement la durée de vie réelle des médicaments.
