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Selon nos confrères de Merci Pour L’info, une règle concernant l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) vient d’évoluer. Ce changement permet désormais aux personnes éligibles de percevoir l’aide même au-delà de 62 ans. Vous l’aurez compris, il faut remplir certains critères. Dans cet article, découvrez lesquels.
AAH : bonne nouvelle pour les allocataires
Une nouvelle mesure vient faciliter la vie de nombreux travailleurs handicapés. En effet, à partir du 1er décembre dernier, les bénéficiaires de l’Allocation aux adultes handicapés âgés de 62 ans et plus peuvent continuer à percevoir l’AAH tout en poursuivant leur activité professionnelle.
Cette mesure s’inscrit dans l’article 254 de la loi de finances pour 2024. Elle apparaît par ailleurs dans une instruction de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) publiée le 14 novembre dernier. Elle s’applique aux personnes avec un taux d’incapacité d’au moins 80 % nées à partir du 2 novembre 1962.
Quant à son objectif, elle viserait à offrir aux bénéficiaires une plus grande souplesse dans leur parcours professionnel. Quoi qu’il en soit, grâce à cette réforme, les allocataires concernés ne seront plus dans l’obligation de demander leur retraite pour continuer à bénéficier de l’AAH.
Quid des autres bénéficiaires de l’AAH ?
Jusqu’à présent, le versement de l’AAH s’arrêtait à 62 ans pour les actifs. En principe, il reprend seulement à la retraite sous certaines conditions. Désormais, ces bénéficiaires pourront choisir de continuer à exercer une activité professionnelle tout en conservant le versement de leur allocation jusqu’à 67 ans.
Selon la Cnaf, cette nouvelle réforme entend « assurer aux travailleurs handicapés bénéficiaires de l’AAH le même libre choix que le reste de la population s’agissant de l’âge de départ à la retraite, en leur permettant de continuer à percevoir une AAH différentielle en complément de leur revenu d’activité ».
Il est important de noter que cette possibilité s’applique exclusivement aux personnes remplissant les conditions d’éligibilité. Pour les bénéficiaires de l’AAH avec un taux d’incapacité compris entre 50 et 79 %, les règles actuelles restent en vigueur. En effet, leur versement prend fin à l’âge légal de départ à la retraite.
Les situations professionnelles concernées
Pour que les allocataires éligibles puissent continuer à toucher l’AAH au-delà de 62 ans jusqu’à 67 ans, ils doivent exercer la même activité durant toute cette période. Selon nos confrères de Merci Pour L’info, voici les situations professionnelles concernées par cette mesure :
– Salariés en CDD, CDI, Cesu ou en intérim
– Personnes en congé maladie/maladie longue durée suite à une activité
– Membres d’organisation (Emmaüs)
– Travailleurs en contrat de soutien et d’aide par le travail (ESAT)
– Travailleurs en activité indépendante
– Stagiaires de la formation professionnelle
En revanche, voici les situations ne permettant pas de toucher l’AAH au-delà de 62 ans :
– Personnes au chômage, en invalidité, etc.
– Cas de congé sans solde
– Personnes en maladie, maladie longue durée qui ne fait pas suite à une activité
Cela dit, qu’adviendra-t-il de l’Allocation aux adultes handicapés si les bénéficiaires cessent leur activité entre 62 et 67 ans ? À cette question, nos confrères répondent simplement que la règle de priorité des avantages vieillesse sur l’AAH prévaudrait.
« Un délai de 3 mois doit être laissé à l’allocataire pour réaliser ses démarches de demande de retraite (de base et complémentaire) avant suspension de l’AAH (mois de traitement + 3 mois afin de laisser 3 mois entiers à l’allocataire) », souligne notamment la Cnaf.
Source : Merci Pour L’info

