Afficher les sections Masquer les sections
Chaque jour, il glisse entre nos mains sans prêter vraiment attention. Nous le coupons vite, le faisons revenir à la poêle, le mélangeons à nos sauces. Ce légume de base cache pourtant un visage beaucoup moins savoureux. En effet, sous ses fines pelures dorées ou violacées se dissimule une réalité inquiétante. C’est l’un des légumes les plus contaminés par les pesticides.
Ce n’est pas qu’une histoire de surface. Il agit comme une éponge, il absorbe profondément les substances pulvérisées pendant sa culture. Ainsi, le simple fait de retirer sa peau ou de le passer sous l’eau ne suffit pas. Le poison est déjà en lui, invisible, mais bien présent. Il finit alors dans nos assiettes.
Un légume que nous mangeons presque tous les jours
Manger un légume devrait être un geste de santé. Il faut « manger au moins cinq fruits et légumes par jour », recommande d’ailleurs l’OMS. Pourtant, dans le cas de l’oignon, c’est parfois une illusion.
Une enquête de l’UFC-Que Choisir a testé 54 oignons issus d’agriculture conventionnelle vendus en France. Verdict ? 20 % contenaient des traces de pesticides. Puis, 19 % renfermaient des substances classées parmi les plus nocives pour la santé.
Donc, un oignon sur cinq est très dangereux. Ces molécules, les experts les suspectent d’être cancérigènes ou perturbatrices endocriniennes.
Dans la liste des résidus les plus repérés dans ce légume, l’UFC-Que Choisir énumère le Spirotetramat (7,4 %), suivi du Boscalid, du Dimethomorph et du Fluopicolide (tous à 3,7 %).
L’organisme a aussi mis en évidence la présence de Chlorpropham, de Lambda-cyhalothrin, de Propamocarb et de Thiamethoxam. Chacun détecté à hauteur de 1,9 %.
Potentiellement à l’origine de maladies graves
Un autre signal d’alerte vient d’une étude relayée par l’Inserm. Selon ce dernier, une exposition répétée aux pesticides pourrait sérieusement nuire à la santé. Cancers, maladie de Parkinson, troubles de la fertilité, soucis respiratoires, etc.
La liste des risques fait froid dans le dos. Et ce sont les plus fragiles, comme les enfants et femmes enceintes, qui paient souvent le plus lourd tribut.
Alors oui, derrière une simple purée maison, une soupe réconfortante ou une ratatouille d’été, il peut se cacher une menace dès que vous y mettez de l’oignon. Parce que derrière chaque légume, il y a un parcours que nous ne connaissons pas toujours.
Ce que révèle l’origine du légume
Tous les légumes ne viennent pas des mêmes champs ni des mêmes pratiques agricoles. Et ça change tout. D’après la même étude de l’UFC-Que Choisir, les légumes cultivés en France se révèlent moins contaminés que ceux importés. Les oignons produits localement présentent donc un risque moindre, même s’il n’est pas nul.
À lire Avec seulement une cuillère et de la crème Nivea, vous éliminerez les rides comme par magie
Pourquoi ? Parce que certaines substances interdites en Europe continuent d’être utilisées dans d’autres pays. Parce que les conditions climatiques influencent aussi le recours aux traitements. En privilégiant des légumes d’origine française, vous faites ainsi un choix plus sûr.
Mieux choisir son légume pour se protéger
Nous ne le dirons jamais assez. Ce n’est pas le légume en lui-même qui est dangereux, c’est ce qu’il a subi avant d’arriver dans votre cuisine. Pour limiter les risques, mieux vaut alors opter pour des oignons bio. Leur culture interdit l’usage des pesticides de synthèse.
Alors la prochaine fois qu’un oignon atterrit sur la planche à découper, un instant d’arrêt s’impose. Le laver. L’éplucher soigneusement. Puis, se poser la question. D’où vient ce légume ?
Nous tenons à vous informer que cet article se base sur une étude publiée par l’UFC-Que Choisir en octobre 2023.
Source : UFC-Que Choisir

