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Du poison dans votre boîte de thon ? Une étude choc publiée en octobre 2024 par l’association BLOOM, relayée par 60 Millions de consommateurs, révèle que plus de la moitié des boîtes de thon vendues en supermarché contiennent des niveaux de mercure alarmants.
Une marque vendue dans un Carrefour City parisien est particulièrement sortie du lot. Selon les experts, il faut l’éviter à tout prix.
60 Millions de consommateurs : du mercure dans nos assiettes
Dans son rapport, BLOOM indique avoir sélectionné aléatoirement 148 boîtes de conserve dans cinq pays européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie) et les a fait tester par un laboratoire indépendant.
Les résultats font frémir. Sur les 148 boîtes de thon analysées, 100 % sont en effet contaminées au mercure. « Plus d’une boîte testée sur deux (57 %) dépasse la limite maximale en mercure la plus stricte définie pour les poissons (0,3 mg/kg) », précise l’association de défense des océans. Dans certains cas, les niveaux atteignaient même 1 mg/kg, bien au-dessus des seuils de sécurité.
Ce n’est pas une affaire à prendre à la légère. Une fois dans notre corps, le mercure, qui est un puissant neurotoxique, ne repart pas facilement. Il s’installe et peut causer des dégâts sur le long terme, particulièrement chez les femmes enceintes et les jeunes enfants.
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Selon les informations relayées par 60 millions de consommateurs, « même en faibles quantités, l’ingestion régulière de méthylmercure représente un risque pour la santé, « en particulier (mais pas uniquement) pour le développement cérébral des fœtus et des jeunes enfants. » »
Pourquoi le thon est-il contaminé ?
Le mercure n’apparaît pas par magie dans la boîte de thon que vous achetez au supermarché. Il commence son chemin dans des usines, des mines ou des centrales au charbon. Quand ces activités rejettent du mercure dans l’air ou l’eau, il finit dans les rivières, puis dans les océans.
Là, les petits poissons l’absorbent. Les gros poissons, comme le thon, mangent ces petits poissons et accumulent encore plus de mercure dans leur chair. C’est ce qu’on appelle la bioaccumulation. Plus un poisson est haut dans la chaîne alimentaire, plus il risque de se faire contaminer. Et le thon, malheureusement, est un champion dans cette catégorie.
Ce qui est frustrant, c’est que les industriels savent que le mercure est un problème. Pourtant, selon les informations relayées par 60 Millions de consommateurs, les autorités publiques préfèrent privilégier les intérêts économiques de la pêche industrielle thonière, au détriment de la santé des consommateurs.
« Au lieu de tenir compte des effets du mercure sur la santé des consommateurs, les pouvoirs publics européens « partent de la contamination réelle en mercure des thons pour établir un seuil qui assure la commercialisation de 95 % d’entre eux. » »
« Le thon, espèce parmi les plus contaminées, se voit attribuer une tolérance maximale en mercure trois fois plus élevée que celle des espèces les moins contaminées (1 mg/kg contre 0,3 mg/kg pour le cabillaud par exemple), s’indigne l’ONG. Aucune raison sanitaire ne justifie cet écart : le mercure n’est pas moins toxique s’il est ingéré via du thon. »
Faut-il dire adieu au thon en boîte ?
Face à ces révélations, la tentation de bannir le thon de nos assiettes est grande. Pourtant, la réponse n’est pas si simple.
Le thon reste une source précieuse de protéines, d’oméga-3 et de nutriments essentiels. Surtout pour ceux qui cherchent des alternatives abordables à la viande ou au poisson frais. La meilleure solution serait donc de simplement limiter sa consommation, surtout pour les femmes enceintes et les jeunes enfants.
Par contre, lorsque vous irez au supermarché, restez toujours prudent. « Sur les 30 boîtes de thon que BLOOM a fait analyser pour la France, achetées chez Lidl et Carrefour, trois dépassent le seuil réglementaire de 1 mg/kg qui encadre le taux de mercure dans le thon : celle de la marque Petit Navire, et deux boîtes de marque Carrefour achetées à Marseille », indique 60 Millions de consommateurs.
« La palme de la contamination revient à une conserve de la marque Petit Navire achetée dans un Carrefour City parisien, qui affiche une teneur record de 3,9 mg/kg (NDLR : soit 13 fois plus que la limite maximale recommandée de 0,3 mg/kg). »
Source : 60 Millions de consommateurs

