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Le thon en conserve ne serait-il finalement pas un danger pour l’organisme ? C’est ce à quoi tend à penser une nouvelle étude de Bloom. Cette association de défense des océans a détecté dans plus de 50 % des produits analysés un taux de mercure dépassant les 0,3 mg/kg autorisés. Découvrez comment l’association 60 Millions de consommateurs a rapporté ces résultats inquiétants.
Le thon en conserve, un danger potentiel ?
Qui n’a jamais ouvert une boîte de thon pour un repas rapide ? Cette habitude anodine pourrait pourtant s’avérer plus risquée qu’il n’y paraît. En effet, une récente enquête menée par l’ONG Bloom a jeté un pavé dans la mare de notre consommation de thon en conserve.
Dans les faits, les chercheurs ont analysé 148 boîtes dans cinq pays européens, dont la France, et ont obtenu un résultat alarmant. Par conséquent, 57 % des produits analysés dépassent les normes maximales en mercure. Pour rappel, il s’agit d’un métal lourd toxique pour l’être humain.
Face à ces résultats pour le moins préoccupants, l’association 60 Millions de consommateurs a décidé de rendre publique cette étude afin d’alerter les autorités sanitaires. Les enjeux sont clairs. À savoir, garantir la sécurité alimentaire de tous les consommateurs français.
Pour cause, le méthylmercure est un poison insidieux pour le système nerveux des enfants et des fœtus. D’ailleurs, une consommation régulière, même faible, peut entraîner des dommages irréversibles. Pour éviter cela, vous devez absolument éviter une marque de thon en boîte.
Le pire thon selon 60 millions de consommateurs
Comme nous l’avons mentionné plus haut, l’étude que 60 millions de consommateurs a rendue publique soulève des inquiétudes. Notamment sur le taux de mercure dans les boîtes de thon que nous consommons. À ce propos, une marque en particulier a attiré l’attention des experts.
Il s’agit de Petit Navire. En effet, une boîte de thon (achetée dans un Carrefour City) de cette marque a affiché une teneur en mercure record de 3,9 milligrammes par kilo. Plus la peine de le préciser que ce taux dépasse largement la limite autorisée.
Néanmoins, le plus surprenant est que le niveau de contamination au mercure varie énormément. Même pour les produits de marques identiques. Par exemple, deux boîtes de marque Petit Navire achetées dans deux magasins Lidl contenaient respectivement 0,16 et 0,21 mg/kg de mercure.
Comment de telles disparités sont-elles possibles ? Interrogé par 60 Millions de consommateurs, Xavier Lefebvre, ingénieur agroalimentaire, explique cet écart par plusieurs facteurs. En l’occurrence, la zone de pêche, l’espèce de thon et l’âge du poisson.
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Comment choisir son poisson en conserve ?
Vous le savez maintenant, le poisson est l’une des principales sources d’exposition de l’être humain au méthylmercure. De plus, selon 60 Millions de consommateurs, c’est difficile de choisir les boîtes de thon en raison des variétés des contaminants.
Ainsi, faut-il éviter toutes les boîtes ? Non, la solution n’est pas aussi radicale. Toutefois, bien que le poisson soit essentiel pour une alimentation équilibrée, les spécialistes conseillent de ne manger cette viande que deux fois par semaine.
Pour préserver votre santé, évitez certains poissons comme le thon, la bonite ou le bar. Optez plutôt pour les sardines ou les anchois.
