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Beaucoup de personnes ont tendance à effectuer des mouvements répétitifs comme le fait de bouger sa jambe sans cesse au repos. Ce geste est généralement automatique ou inconscient, au point que certains ne réalisent même pas qu’ils le font. Pour d’autres, il s’agit d’un besoin irrésistible qu’ils essaient de contrôler, sans y parvenir. Heureusement, dans la majorité des cas, ce comportement n’est pas lié à un trouble grave. Toutefois, la psychologie considère que ce type de mouvement peut être interprété comme un indicateur de l’état émotionnel ou de certains traits de personnalité.
Découvrons quelques-unes des principales raisons pour lesquelles certaines personnes ne peuvent pas s’empêcher de bouger la jambe en position assise.
Ce qu’en dit la psychologie
Bouger la jambe de manière répétitive en position assise est un comportement courant, souvent inconscient, qui peut avoir diverses causes. Certaines personnes adoptent cette habitude dès l’enfance ou l’adolescence. Souvent, elles ne se rendent pas compte qu’elles le font et le conservent automatiquement au fil du temps.
D’autres bougent instinctivement la jambe comme une forme d’auto-stimulation lorsqu’elles s’ennuient ou se retrouvent dans une situation d’attente. Ce geste leur permet d’occuper leur esprit, souvent sans qu’elles en aient pleinement conscience.
La consommation de substances comme le café, le thé, les boissons énergisantes ou certains médicaments stimulants peut également entraîner des mouvements nerveux involontaires.
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Selon la psychologie, ce geste peut servir de mécanisme inconscient pour gérer le stress ou l’anxiété. Le cerveau utilise ce mouvement pour se distraire ou réguler un trop-plein d’énergie.
Cela se manifeste notamment dans des situations statiques telles que les réunions, les cours ou les longues périodes d’attente. Bouger sa jambe sans arrêt en position assise peut également constituer un moyen de libérer des émotions non exprimées d’après la psychologie.
Ces émotions peuvent inclure la frustration, l’impatience ou des tensions internes. Bien que ce comportement ne soit généralement pas préoccupant, il peut poser des problèmes lorsqu’il devient excessif. Ou lorsqu’il perturbe les activités de tous les jours. Dans ce contexte, consulter un professionnel peut être utile afin d’identifier d’éventuelles causes médicales ou psychologiques sous-jacentes.
Les troubles neurologiques éventuels
Le besoin de bouger constamment les jambes au repos ne s’explique pas uniquement par des causes liées à la psychologie. Il peut aussi être associé à un trouble neurologique comme le syndrome des jambes sans repos (SJSR) ou impatiences nocturnes.
Les personnes qui en souffrent ont une envie irrépressible de bouger les jambes en particulier le soir ou la nuit. Cette sensation s’accompagne souvent de fourmillements ou de décharges électriques.
Ce trouble neurologique peut perturber la qualité du sommeil, entraîne des troubles de la mémoire, de la concentration, et provoque une fatigue persistante. Même si la personne n’a pas conscience de se réveiller, ces mouvements involontaires entraînent des micro-réveils, rendant le sommeil peu réparateur.
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Bouger sa jambe sans arrêt peut aussi être lié à des troubles comme le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité). Il est perçu comme un trouble neurologique et ne relève pas exclusivement de la psychologie. Il s’agit notamment d’un trouble du neurodéveloppement. C’est-à-dire un trouble lié au développement du cerveau, avec des origines neurobiologiques et génétiques.
Ce trouble débute généralement dans l’enfance. Et sans prise en charge adaptée, les symptômes peuvent se stabiliser, s’atténuer ou s’aggraver avec le temps. C’est pourquoi il peut persister à l’âge adulte.
Le TDAH se manifeste principalement par des niveaux anormalement élevés d’inattention, d’hyperactivité et/ou d’impulsivité. Les personnes concernées éprouvent souvent un besoin physique irrépressible de bouger, comme le fait de remuer constamment ses jambes par exemple.
Le TDAH entraîne un handicap dans la vie de tous les jours, avec un risque d’échec scolaire, d’accidents, d’addictions, de dépression et même de suicide. Heureusement, des médicaments sûrs et efficaces existent pour le traiter et prévenir ses conséquences.

