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Dans le monde de la cuisine, le choix des ustensiles joue un rôle très important dans la préparation des plats. Chaque détail peut influencer la qualité du repas. Il faut aussi faire le bon choix du côté de la planche à découper.
Le choix de cet ustensile
Un bon cuisinier sait que la propreté et l’hygiène représentent des éléments essentiels pour éviter la contamination et assurer une cuisine saine. Cela inclut le choix d’une planche à découper adaptée. C’est un ustensile qui, s’il n’est pas bien entretenu, peut devenir un terrain propice aux bactéries.
Eduardo Alemán, chef et copropriétaire du Restobar Las Peñas en Cantabrie, a partagé quelques conseils à ce sujet. Il a commencé par évoquer les planches à découper en polyéthylène haute densité. Bien que ces planches soient « plus durables que d’autres de qualité inférieure », elles présentent néanmoins un inconvénient majeur.
En effet, elles « continuent à libérer des microplastiques au fil du temps ». Ce phénomène peut se montrer préoccupant pour la santé. D’autant plus qu’il est difficile d’éliminer ces microplastiques du processus de préparation des repas.
De plus, le chef explique que ces planches à découper sont souvent colorées en fonction de leur utilisation spécifique. Le rouge, c’est pour les viandes crues, le bleu, pour le poisson, le vert pour les légumes et fruits, le blanc pour les fromage et pain.
Le marron pour les viandes cuites, le jaune pour la volaille et le violet pour les poissons cuits. Si cette catégorisation se montre utile pour éviter la contamination croisée, cela n’en fait pas pour autant la solution la plus idéale.
L’expert précise que, malgré leur durabilité, ces planches à découper en polyéthylène ne restent pas les plus adaptées en matière d’hygiène à long terme. Le chef mentionne ensuite les planches en bois, telles que celles en chêne ou en noyer.
La meilleure planche à découper
Ces planches « sont durs, ont des propriétés antibactériennes naturelles et ne libèrent pas de microplastiques ». En revanche, elles ne sont pas exemptes de défauts. Elles nécessitent « beaucoup plus d’entretien ».
De plus, elles peuvent rester sujettes à la contamination croisée. Et ce, surtout si elles ne sont pas nettoyées correctement après chaque utilisation. C’est donc une option qui demande une vigilance constante et un entretien rigoureux.
Eduardo évoque aussi les planches à découper en verre ou en marbre. Si elles se montrent très hygiéniques et belles », elles ont un inconvénient de taille. En effet, elles « détruisent les couteaux ».
Après avoir présenté les différents matériaux, Eduardo Alemán se tourne vers la solution qu’il juge la meilleure. Il s’agit de la planche à découper en bambou. Selon lui, le bambou « est durable, réduit la prolifération des bactéries et est conviviale pour vos couteaux ».
Ce matériau présente plusieurs avantages. Non seulement il se montre plus respectueux de l’environnement que le plastique ou le bois massif, mais il offre également une protection efficace contre les bactéries sans compromettre la qualité des couteaux.
