Une baisse exceptionnelle prévue pour le marché de l’huile d’olive après les prix records ?

Après deux années de mauvaises récoltes, l’Espagne fait son grand retour sur le marché de l’huile d’olive. Une baisse de prix est attendue.

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Selon le Conseil oléicole international, la production mondiale d’huile d’olive devrait connaître une hausse de plus de 30 % cette année. En effet, elle devrait atteindre environ 3,35 millions de tonnes. Une nouvelle qui soulage les acteurs du secteur après deux années particulièrement difficiles.

Huile d’olive : le grand retour de l’Espagne

L’Espagne, premier producteur mondial d’huile d’olive, s’apprête à vivre une campagne exceptionnelle. Selon Olive Oil Times, la production locale devrait atteindre un niveau record de 1,5 million de tonnes pour l’exercice 2024/2025.

Une véritable renaissance après la campagne catastrophique de 2022/2023, qui n’avait permis de récolter que 0,67 million de tonnes. Cette embellie s’explique en grande partie par des conditions climatiques plus favorables cette année.

Cependant, la culture de l’olivier en Espagne reste fragile. Les oliveraies espagnoles, notamment celles plantées en terres pluviales, sont soumises à un cycle naturel de bonnes et de mauvaises années, explique Julio Urruela du Ciheam.

Ce phénomène, appelé « vecería », se renforce à cause du changement climatique. En effet, les épisodes de sécheresse sont de plus en plus fréquents. Face à ces défis, l’Espagne investit pour renforcer la résilience de ses oliveraies.

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L’objectif est de garantir une production stable et de haute qualité d’huile d’olive, tout en préservant cet héritage agricole millénaire.

Des productions intensives et irriguées ?

Le secteur de l’olivier est en train de connaître une profonde mutation. Pour rappel, les oliveraies traditionnelles ont longtemps dominé le paysage. Or, ces dernières se caractérisent par leur taille souvent modeste et par leurs rendements variables en fonction des aléas climatiques.

Toujours est-il que de nouvelles méthodes de culture voient actuellement le jour. En Espagne, dont l’économie dépend de l’huile d’olive, les plantations intensives gagnent du terrain. Ces oliveraies offrent une production plus stable et moins coûteuse. Comment ?

C’est possible grâce à des systèmes d’irrigation de précision mécanisés. D’après le site spécialisé Plataforma Tierra, les coûts de production dans ces systèmes intensifs seraient en moyenne de 1 000 euros la tonne, contre 4 500 euros dans les oliveraies traditionnelles.

Cette baisse significative des coûts est la conséquence d’une meilleure maîtrise de l’irrigation et de l’utilisation de machines agricoles performantes. À noter que cette évolution n’est pas propre à l’Espagne. La Turquie, pays historiquement producteur d’huile d’olive, l’a aussi adoptée.

Ce pays du Moyen-Orient a d’ailleurs connu une croissance spectaculaire de sa production d’olives ces dernières années. En doublant presque sa production, la Turquie a détrôné la Grèce et l’Italie. C’étaient pourtant les traditionnels seconds producteurs mondiaux.

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Huile d’olive : la Turquie veut s’imposer

La Turquie serait-elle la nouvelle terre promise de l’olivier ? Les autorités locales affichent leur ambition en annonçant une production d’huile d’olive pouvant atteindre 480 000 tonnes pour la prochaine campagne. Un chiffre que les experts du Ciheam jugent bien trop optimiste.

Le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes table plutôt sur un retour à la normale à 210 000 tonnes. Si les prévisions sont incertaines, une chose est sûre : la Turquie investit massivement dans son secteur oléicole.

Preuve de son sérieux, le pays a lancé un ambitieux plan d’expansion de ses oliveraies. Ce plan miserait sur la mécanisation, l’intensification et l’irrigation. Ces efforts visent à moderniser un secteur traditionnel et à augmenter la productivité.

Ces investissements visent notamment à développer la filière huile d’olive du pays. La Turquie, consciente du potentiel de son territoire, veut valoriser sa production. Comment ? En limitant les exportations d’huile en vrac et en encourageant la création de marques locales.


En savoir plus sur Sylviane Laimondria, l’auteur

Si petite j'avais pour rêve d'écrire des romans, j'ai finalement trouvé refuge dans le monde de la rédaction web. Détentrice d'une Licence en lettres et forte de près de 5 ans d'expérience, je vous informe sur l'actualité à travers mes articles.